Un stage au Bénin : une expérience pour la vie

Tessa Lismont, stagiaire chez Solar Zonder Grenzen, est revenue en Belgique le 1er mai. Elle a effectué un stage de six mois chez Solergie Bénin Natitingou. « Une expérience inoubliable ».

Choc culturel

Au départ, Tessa éprouve quelques difficultés d'adaptation. Peu de luxe dans le village où elle vit. « Il n'y avait pas d'installations sanitaires et souvent pas d'eau courante. Et dire que nous étions dans la partie la mieux équipée du pays ! Heureusement, ma famille d’accueil dispose toujours d’une réserve d'eau. »

Tessa peut compter sur l’hospitalité de ses parents d'accueil. « Nous partageons vraiment les mêmes valeurs. Je me suis surtout bien entendue avec ma mère d'accueil. C’est une femme très forte, qui a sa propre boutique. Bien qu’il y ait un fossé entre hommes et femmes au Bénin, elle parvient à se débrouiller seule. »

Contribuer à différents projets

Mais le séjour de Tessa n’est pas que culturel. Au programme : élaborer un plan financier pour Solergie Bénin. Cette entreprise travaille avec Solar Zonder Grenzen, qui vise l’instauration d’un éclairage durable alimenté par l’énergie solaire. « J'ai développé quelques concepts économiques de base et résolu certains problèmes. Ce plan s’inscrit dans le cadre d’un travail pour l’école. Je devais vérifier si Solergie Bénin peut devenir autonome. » Six mois, c’est court pour une mise en œuvre complète du plan. Avant de rentrer en Belgique, Tessa passe donc le témoin aux exploitants de kiosque.

Autre point au programme : une étude de marché. L’objectif est de savoir ce que la population pense du projet, et  ce qui peut être amélioré. Pour cela, elle s’entretient notamment avec le comité chargé de la gestion du kiosque. « Il est évident qu'ils ont un grand besoin d'électricité. Dans les villages, les gens voudraient pouvoir regarder la télévision, par exemple. Grâce à cette étude, j’ai également pu résoudre plusieurs problèmes techniques dans les kiosques. » À l'heure où nous rédigeons ces lignes, Tessa traite les données de son enquête. Quand elle aura fini, elle enverra les résultats aux responsables du projets, qui pourront les exploiter.

Dernier point : une formation technique et marketing pour les exploitants de kiosques. Ceux-ci veulent en effet augmenter la fréquentation. « Je leur ai donné des trucs pour populariser leurs lampes . Maintenant, ils les montrent lors d’événements locaux.  Ils ont fait des panneaux publicitaires, aussi. »

Barrière de langue

Tout ne se passe évidemment pas comme sur des roulettes. Tessa pointe une barrière linguistique. Beaucoup de villageois ne parlent pas français. Elle doit souvent passer par un interprète. « Mais même avec un interprète, certaines personnes ne voulaient pas être interviewées lorsqu’elles travaillaient au champ.  Heureusement, en ville, tout le monde parle français. »

Apprendre à se débrouiller

Pour compenser le (dur) labeur, Tessa bénéficie de trois semaines de vacances. La plupart du temps, elle retrouve les autres stagiaires de l’UCLL qui sont au Bénin. « Safari, excursions vers des cascades...  J’ai pu tout faire. » Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle Tessa garde un bon souvenir de son stage. « J'ai vraiment appris à me débrouiller seule et je suis très reconnaissante de l’opportunité qui m’a été donnée. »

Plus d’informations sur notre projet de kiosques solaires au Bénin.

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