Retour sur 2015

Chers collègues, nous espérons que vous avez vécu un passage agréable à la nouvelle année, dans une ambiance chaleureuse, entourés de votre famille et de vos amis, avec du repos au menu de certains ou un vent festif pour d'autres.

Nieuwjaarsbrief

Nous avons à présent repris nos activités et pour ma part, le premier jour de travail avait des airs de rentrée des classes. Cela est peut-être dû à la clôture de 2015, une année placée sous le signe du voyage d'immersion en Indonésie, que je n'oublierai pas de si tôt. Le premier semestre fut consacré à sa préparation, vint ensuite le voyage d'immersion, suivi d'une période où il fut question de récolter et de partager les impressions et le vécu par rapport à cette expérience. Au deuxième semestre s'est également déroulé le stage clôturé par l'atelier cuisine... bref, une année mouvementée, mais passionnante et captivante à souhait !

“Dankjewel, Collibri Foundation!”

Juste avant la nouvelle année, Iva, notre très courageuse stagiaire, a appris qu'elle avait trouvé un travail en tant que « Online Staff », ce qui est une merveilleuse nouvelle pour elle et pour sa famille. Un revenu de plus rend la vie un peu plus légère... Elle nous a toutefois écrit qu'elle continuait à nourrir l'espoir d'obtenir son Master en « développement durable », autrement dit, son stage a vraiment laissé une empreinte sur elle. C'est magnifique !

Au cours de ces derniers mois très chargés, je n'ai eu que peu de temps pour rédiger un rapport détaillé du voyage, sans parler de la création de l'album photo, qui représente elle aussi un travail de longue haleine. J'en ai quand même esquissé les grandes lignes, que je voudrais partager avec vous pour éviter que ces souvenirs s'effacent de ma mémoire au fil du temps.

Ce qui m'a impressionnée durant le voyage ?

L'agitation, le trafic incessant, les mobylettes, les véhicules déglingués, souvent plus que surchargés qui se faufilent partout en permanence...

Mais aussi l'harmonie au sein de la société : des personnes de différentes convictions religieuses cohabitent pacifiquement et il n'est pas inhabituel de rencontrer au sein d'un même foyer, certains enfants qui portent le voile et d'autres non. Cette même diversité religieuse est également présente dans les écoles.

Durant le voyage, Sarah (notre intermédiaire externe pour le projet, qui est également interprète en indonésien et qui a étudié la langue et la littérature arabes) nous a apporté de nombreuses et précieuses informations sur la religion, les coutumes javanaises et les bonnes pratiques. Nous avons ainsi appris que ces croyances sont essentielles à la survie, qu'elles font partie intégrante de leur réalité quotidienne.

Un peuple chaleureux : où que nous allions, nous nous sentions les bienvenus ! Partout, nous étions accueillis avec une abondance de plats garnis de spécialités locales, tous plus colorés les uns que les autres et préparés avec le plus grand soin. Nous étions également amusés par le fait que les occidentaux devaient absolument les rejoindre, de gré ou de force, sur leurs selfies.

Par ailleurs, nous étions partout confrontés à une absence totale d'approche écologique. Le soir, les déchets ménagers sont simplement rassemblés et brûlés sur le pas de la porte. Certaines pratiques sont inimaginables, voire condamnables chez nous. Le concept « tri des déchets » leur est inconnu. Bref, il y a encore énormément de pain sur la planche !

L'image que je garde du projet en Indonésie ?

Ce projet est vraiment unique en Indonésie, les projets à long terme y sont manifestement plutôt rares.

Certes, un long chemin a déjà été parcouru, il n'est pas évident d'accomplir des choses et la corruption est omniprésente. Mais la route s'annonce encore longue (besoins des étudiants, des écoles, formation des enseignants...).

La motivation des directions d'écoles et des professeurs est grande, ils se montrent très impliqués dans l'évolution du projet et dans l'amélioration de la qualité de l'enseignement de manière globale.

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Ce qui m'a touchée dans les témoignages et le vécu des étudiants ?

Leur situation familiale est parfois effrayante. Malgré la bourse qu'ils reçoivent, leur famille doit souvent consentir de nombreux sacrifices pour s'en sortir. Un étudiant dans une famille signifie en effet un revenu en moins.

Les jeunes témoignent en outre d'un engagement social élevé, et ce, bien que les moyens soient limités. Lors de notre visite à l'orphelinat, nous avons été confrontés à une dure réalité. Aziz, un des étudiants du groupe 7 du programme académique y a son « domicile » fixe et avec d'autres étudiants, il enseigne aux petits orphelins ou organise bénévolement pour eux des activités de bricolage.

Malgré leur diplôme, les étudiants fraîchement diplômés ne parviennent pas à quitter l'usine ou le magasin qui les emploie. De plus en plus de personnes aisées peuvent en effet acheter n'importe quel diplôme, ce qui rend la concurrence impitoyable. 

Les personnes qui ne trouvent pas de travail tentent de lancer leur propre affaire, même s'il ne s'agit que d'un petit étal installé devant la porte.

Les Alumni (groupe d'étudiants qui ont un diplôme et ont suivi un stage) ont à cœur d'obtenir un Master et espèrent ainsi augmenter leurs chances d'améliorer leur statut.

Comment ces témoignages m'inspirent-ils à mon retour ?

Ce voyage m'aide à assimiler et à cadrer ce que j'ai découvert (sur la religion, les coutumes, la culture...) et surtout à le partager avec mes collègues, avec ma famille, avec des connaissances. Cette expérience nous est également utile, au niveau de l'organisation du stage et durant le séjour des étudiants, pour soutenir les étudiants et les familles d'accueil.

Cela aiguise également le regard critique que je porte sur les clivages Nord-Sud et Sud-Sud et renforce ma position engagée.

Cela me permet en outre de me dépasser : donner des présentations n'est pas une tâche habituelle dans mon travail et se situe en dehors de ma zone de confort. C'est toutefois avec un grand plaisir que je me suis prêtée à l'exercice car je sais que cela peut faire la différence pour ces jeunes.

Différentes actions marketing réussies ont permis au projet d'arriver plus au devant de la scène et certaines réactions spontanées, amusantes de collègues connus ou moins connus, d'amis et de connaissances m'ont parfois surprise, signe que le cercle s'élargit petit à petit.

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Les possibilités que je vois après mon retour ?

  • Garder un contact actif avec les étudiants et Alumni actuels (l'ancienne promotion) : c'est motivant et leur permet d'entretenir leur niveau d'anglais. Rechercher des alternatives pour y parvenir représente un véritable défi permanent.
     

  • Former et suivre de manière approfondie la nouvelle promotion d'étudiants : Lia, Isadora, Aziz et Municha (groupe 7) avant, pendant et après le stage. Nouer des contacts avec les nouvelles familles d'accueil et naturellement, entretenir les contacts avec les familles d'accueil précédentes qui sont et restent une source très riche.
     

  • Garder le projet vivant en interne. Mettre sur pied de nouvelles initiatives dans le sillage de l'action « glaces ».
     

  • Diffuser ce projet à l'extérieur, tisser un lien avec d'autres écoles.  Explorer de nouvelles opportunités.
     

  • Établir un lien avec d'autres projets Collibri. Découvrir d'autres projets de Collibri Foundation a ouvert de nouvelles perspectives (Burundi et Bénin). J'entrevois également des synergies possibles à ce niveau. Après avoir dit au revoir à Bas et à Benoît, nous avons fait la connaissance de nouveaux collègues ambassadeurs.
     

  • La connexion éventuelle avec un projet de chaîne nous permet d'espérer l'implication d'ex-Alumni.
     

Une longue liste de bonnes résolutions, à laquelle il est donc temps de s'attaquer !

J'espère que Collibri Foundation ne vous laisse pas non plus indifférent et que nous pourrons poursuivre ENSEMBLE sur cette voie en 2016 !

 

Nancy

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